Plus loin

Ma démarche artistique est détaillée dans un catalogue d’exposition disponible à l’Atelier Galerie Pop min.

Ce catalogue retrace l’histoire des toiles produites pas à pas, à chaque acquisition de capacité nouvelle, à chaque apprentissage des possibilités qui en découlent. Il contient aussi la clé théorique de mon travail et donne l’assise sur laquelle il repose, un constat clair : il est temps de produire et de donner à voir un art basé sur la Vie.

 

 

Voici aussi deux articles qui font part d’autres façons de voir mon travail.

 

Article de Charles Romano suite à la participation à la 10e édition du festival POC à Marseille en 2015 :

Retour sur les POC 2015, RMTnews international

(…) Formée à l’Ecole des beaux-arts de Biarritz puis de Rennes, Alexandra Scemama est une jeune peintre et sérigraphe à l’origine du concept d’ «art pop minimal». Concrètement, elle cherche à associer deux courants artistiques pourtant opposés : le Pop art et l’art minimaliste. Partant toujours de formes florales, qu’elle stylise en les simplifiant et en les répétant sur la toile, elle aboutit à des oeuvres très décoratives mais aussi qui profitent de tout ce que cette forme a de symbolique : «Je crois que la beauté est universelle et n’a pas de frontières. La fleur est pour moi le symbole de cette universalité, de cette intemporalité même» dit-elle.

Pour l’aspect «pop», on pense inévitablement aux Flowers (1965) d’Andy Warhol. D’ailleurs, comme ce dernier, elle associe dans ses oeuvres peinture et sérigraphie mais aussi décline le sujet en de multiples variantes de couleur et de format différents. Mais là où elle se démarque, c’est par son synthétisme (l’aspect «minimal») qui donne à ses oeuvres leur caractère universel mais aussi puissament décoratif.

Au-delà de ses deux sources avouées, il est impossible de ne pas faire de rapprochement avec l’Art nouveau, courant artistique qui s’est épanoui au tournant du XXe siècle. Les formes de la nature, notamment la flore champêtre, y étaient traitées de manière stylisée. Mais contrairement à l’art pop minimal qui vise un certain synthétisme des formes, ces artistes en exagéraient les courbes jusqu’à obtenir une esthétique fournie, parfois même étouffante. Comme une représentation de la nature sauvage, les formes de l’Art Nouveau se voulaient souples, ondulantes et asymétriques. La vision de l’art d’Alexandra Scemama se rapproche particulièrement de celle d’un des principaux artistes de l’Art nouveau : Emile Gallé. Ce dernier affirmait que le décorateur peut lui aussi être symboliste en recourant à la Nature et que cette éloquence doit témoigner d’une certaine distance vis-à-vis du modèle observé pour le doter de cette abstraction sans laquelle l’oeuvre d’art ne peut exister. Mais pour lui, le phénomène d’abstraction qui vivifiera l’oeuvre d’art ne peut se développer qu’une fois acquise la connaissance profonde de la constitution du modèle végétal…on ne sera donc pas étonné d’apprendre qu’Alexandra Scemama a fait des études de biologie avant de se tourner vers l’art. Ces ressemblances permettent de comprendre que l’Art contemporain ne doit pas chercher à tout prix à s’opposer à l’Art ancien de manière presque doctrinaire. La créatrice de l’art pop minimal en est la preuve : malgré ses points communs avec Emile Gallé, William Morris ou encore Andy Wahrol, elle propose un style parfaitement novateur. (…)

Charles Romano

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Article de Marie Allain à la suite de l’exposition au Lavoir Moderne Parisien, Juin 2017 :

 Des fleurs, qui ne ressemblent pas à des fleurs. Des motifs de fleurs qui semblent vouloir se mouvoir en dehors de leur forme, de leur a priori schématique, de leur pattern. Et qui pourtant revendiquent leur insistance formelle, leur déploiement dans la répétition même de leur motif, qui se répand en s’approfondissant ou en atteignant davantage la surface. Des fleurs qui exagèrent dans l’affirmation de leur forme, se dit-on. Mais quelque chose se produit et déjoue la simplicité apparente de ce qu’on pourrait d’abord percevoir comme un concept. L’alliance des couleurs et la présence intacte du blanc, le jeu de la profondeur et de la surface, se révèlent par des perspectives anarchiques qui déjouent le motif floral initial, et lui donnent une espèce de révolte joyeuse. C’est cette révolte qui surprend. Car elle est entièrement picturale et invite notre perception à se révolter avec elle, sans convoquer en nous aucun pré-requis. Au contraire, elle semble assumer quelque chose d’entier et de nouveau, de simple et de déraisonnable. Elle invite le regard à constater l’emballement joyeux de son motif, qui se répète en se sectionnant, qui insiste en se multipliant, mais qui ne peut exister pleinement qu’en se laissant traverser par des ruptures décisives, des incohérences, des flottements ou des percées brutales. La révolte joyeuse du motif floral semble assumer, au sein de sa répétition formelle et rassurante, la disproportion de ses brisures, coupures, flottements soudains, traversées tranquilles, comme pour nous enjoindre de ne pas prendre peur du désordre physiologique et vital qui se trame derrière la simplicité universelle de son pattern. Comme pour nous dire que le désordre non seulement peut jaillir dans un présent libre, mais qu’il a toujours été là, débordant, révolté, et intact dans sa puissance. 

Marie Allain

 

 

 

 

 

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